Le nettoyage en surface de la gigantesque marée noire qui s’est produite le 29 mai dernier près de la ville de Norilsk est à présent terminé. Mais les 21.000 tonnes de diesel répandues dans la rivière Ambarnaïa et les cours d’eau aux alentours vont laisser des traces pendant au moins 10 ans sur la biodiversité, selon l’agence nationale russe de la pêche qui a tenu une réunion avec le président Vladimir Poutine le 19 juin. « La Russie n’avait encore jamais fait face une pollution aussi massive de l’eau », a reconnu ce dernier lors d’une intervention à la télévision.

L’évaluation des dégâts est encore en cours, mais selon Greenpeace, les dommages pourraient se chiffrer à 100 milliards de roubles (1,28 milliard d’euros), soit 10 fois plus que les estimations officielles. Norilsk Nickel, responsable de l’exploitation du site, a assuré que 90 % du carburant et 70 % du sol contaminé avaient déjà été récupérés. Mais les opérations de nettoyage devraient durer au moins jusqu’à fin juillet.

Les associations de défense de l’environnement dénoncent surtout une réaction trop tardive de la part de Norilsk Nickel et la vétusté des installations. À la suite de cette catastrophe, Poutine a demandé à ce que tous les réservoirs équivalents en Russie fassent l’objet d’une vérification. La fuite est en effet soupçonnée de provenir d’un affaissement de terrain provoqué par la fonte du permafrost qui pourrait potentiellement concerner d’autres installations.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Prière d'écrire votre commentaire
Prière d'entrer votre nom ici