Le 5 mai, le groupe Total a annoncé ses engagements visant à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 « pour l’ensemble de ses activités mondiales ». Le groupe pétrolier revoit à la hausse ses objectifs de lutte contre le changement climatique, en réponse à la pression des ONG et de ses actionnaires.

Pour rappel, en avril, onze actionnaires de Total avaient demandé à l’entreprise, dans une résolution, « d’aligner ses activités avec les objectifs de l’Accord de Paris », en fixant des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Total prévoit de modifier ses statuts pour ajouter « la prise en considération des enjeux sociaux et environnementaux de l’activité de la Société » dans les missions de son conseil d’administration. Ce Conseil considère que « la nouvelle ambition Climat » du groupe « répond largement aux objectifs poursuivis par les auteurs de la résolution et que la stratégie déployée par le Groupe prend en compte cette ambition », a annoncé, le 5 mai, Total, dans un communiqué. Son conseil d’administration proposera cette modification des statuts lors de l’Assemblée générale de ses actionnaires, prévue le 29 mai.

Le 6 mai, les onze actionnaires de Total se sont déclarés « favorables » aux nouvelles ambitions climatiques présentées par le groupe. « La résolution a déjà connu un premier écho favorable. Le conseil d’administration propose, en effet, de formaliser la prise en compte des enjeux sociaux et environnementaux dans le cadre de ses propres missions. Le groupement d’actionnaires accueille favorablement cette démarche, qui entérine, de fait, l’intégration par Total des enjeux climatiques au sein de son objet social », a déclaré ce groupement d’investisseurs dans un communiqué. Toutefois, ces actionnaires demandent encore à Total « d’élargir au niveau mondial sa cible de neutralité carbone (Scope 3) et d’adopter un plan d’actions détaillé ».

« Cette première étape nécessitera donc d’être renforcée par un plan d’actions répondant à des objectifs concrets et exhaustifs, incluant les émissions de gaz à effet de serre globales du groupe et notamment hors Europe (soit près de 50 % des émissions Scope 3, c’est-à-dire des émissions générées par l’utilisation et la combustion des produits) », ont précisé ces actionnaires.

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