Le courrier sur Greta Thunberg publié le 26 août (lire ci-après) m’incite à me joindre au lecteur pour soutenir cette adolescente qui pousse sa génération et beaucoup d’autres dans la bonne direction. Il est un fait, et on n’a pas manqué de lui en faire grief, que le bilan carbone de son voyage transatlantique ne correspond pas à ce que l’on aurait pu souhaiter si l’on inclut des « faux frais » comme le retour en avion de tel de ses accompagnateurs. Il n’est pas scandaleux qu’une fille de 16 ans n’ait pas prévu cet aspect de l’affaire. En revanche ce qui me choque, c’est que parmi les gens d’expérience qui l’ont accompagnée, aucun ne lui ait signalé le point. Il ne manque pas de responsables d’ONG ou de journalistes soucieux à juste titre de veiller sur le choix des moyens de transport économes en énergie qui auraient pu être de bon conseil. Il me semble que le passage, à l’aller et au retour, à bord d’un cargo mixte desservant cette ligne pour le compte de son entreprise qui n’aurait pas parcouru un mile de plus pour déposer Greta dans un port des États-Unis, aurait été une opération moins voyante mais plus vertueuse. Mon expérience est ancienne (j’ai 87 ans), mais lorsque je servais aux Antilles, ce mode de transport était facilement praticable. Au total, l’incident en cause ne m’empêche pas de penser que l’action de Greta Thunberg conserve le mérite de compenser, si peu que ce soit, le comportement contestable de bien des hommes politiques. De ce fait, je rejoins, au-delà des nombreuses années qui nous séparent, le point de vue du lecteur publié.

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