Le réchauffement climatique devrait conduire à une élévation du niveau de la mer, aux conséquences alarmantes sur le climat, l’homme et son écosystème. La responsabilité humaine communément admise doit nous pousser à prendre les mesures nécessaires pour enrayer le réchauffement climatique que certains experts jugent pourtant inévitable.

Le Soleil

Le flux de rayonnement venant du Soleil – principalement de la lumière visible et du rayonnement du proche infrarouge – chauffe la Terre. Le climat en dépend. Toutefois, ce flux énergétique venant du Soleil (342 Watts par mètre carré en moyenne sur toute la surface du globe) n’a que très peu varié (±0,1% avec le cycle de 11 ans, selon les mesures satellitales) depuis 1970. Et avant 1970 ? Selon la théorie de la structure interne et l’évolution du Soleil, la luminosité de notre étoile aurait augmenté sensiblement (40% ?) au cours des derniers 4 milliards d’années. Mais la théorie ne permet pas encore de dire si elle a pu varier de ±0,5% sur des échelles de temps allant de plusieurs décennies à quelques millénaires ; les mesures non plus.

A noter que le flux de chaleur venant de l’intérieur de la Terre (0,1 Watt par mètre carré en moyenne) est négligeable à côté. A noter aussi que le Soleil n’est en rien affecté par tout de ce qui peut se passer sur Terre. Quant à l’activité solaire (cycle de 11 ans des taches, cycle magnétique de 22 ans, autres variations du champ magnétique, du vent solaire, de la chromosphère et de la couronne), elle agit sans aucun doute sur la haute atmosphère de la Terre, mais elle affecte peu l’irradiation intégrée sur le spectre, et je considère que son influence sur le climat n’est pas démontrée.

Que devient le flux d’énergie solaire ?

Une fraction de ce flux de rayonnement, environ 30%, est réfléchie et diffusée vers l’espace. Ces 30%, à peu près 102 Watts par mètre carré en moyenne, ne contribuent pas au réchauffement de la Terre. C’est ce que j’appelle l’effet parasol.

La fraction (70%) du flux de rayonnement qui reste est absorbée, en grande partie à la surface du globe, en partie aussi dans l’atmosphère. Cela fait un flux énergétique de 240 Watts par mètre carré en moyenne, continuellement converti en chaleur. La Terre doit se débarrasser de cet apport permanent de chaleur. Le seul moyen possible est l’émission de rayonnement infrarouge moyen vers l’espace. Toutefois, l’évasion de ce rayonnement vers l’espace, à partir de la surface, est entravée par l’atmosphère. Ses couches sont partiellement opaques à ce rayonnement infrarouge thermique (longueurs d’onde de 4 à 50 micromètres). Elles absorbent une grande partie du rayonnement montant, le ré-émettant à la fois vers le bas et vers le haut. Cela fait que la température proche du sol atteint +15°C en moyenne sur le globe, plus « confortable » que la température de -18°C qui régnerait sans cet effet de serre.

Toute action sur l’effet de serre ou l’effet parasol affecte le climat

Or, l’effet de serre dépend de gaz qui ne constituent aujourd’hui qu’une petite fraction de l’atmosphère : surtout de la vapeur d’eau (H2O), et du dioxyde de carbone (CO2). Il dépend aussi des nuages, qui sont des collections de gouttelettes d’eau liquide ou de cristaux de glace, constituant beaucoup moins de 0,1% de l’atmosphère. D’autres gaz faits de molécules contenant au moins trois atomes peuvent également contribuer à l’effet de serre. Depuis 1900, les activités humaines ont sensiblement accru la concentration de CO2 dans l’atmosphère, ainsi que celles de quelques autres gaz à effet de serre, notamment le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), et les CFC.

Quant à l’effet parasol, il dépend certes des molécules de l’air (la diffusion Rayleigh, qui donne le ciel bleu) et des surfaces les plus claires (notamment les neiges, les glaces, les déserts), mais il dépend surtout des nuages, et il peut varier en fonction des autres particules en suspension dans l’air (les aérosols). Les activités humaines peuvent perturber l’effet parasol par la production d’aérosols liée à la pollution, et par les modifications de l’utilisation des sols.

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