C’est bien connu, allaiter son enfant permet de le protéger en partie contre certaines maladies. L’allaitement pourrait aussi avoir des effets positifs sur l’environnement. C’est en tout cas ce que démontre une étude menée par des chercheurs de l’Imperial College à Londres et relayée par le Telegraph. Ces derniers ont calculé, pour la première fois, l’impact des préparations pour nourrissons sur la planète. Et les chiffres sont affolants. En effet, en plus d’épuiser les ressources en eau, en électricité et de produire beaucoup de déchets, cela créerait aussi de fortes émissions en gaz à effet de serre. La faute à qui ? Aux vaches qui produisent le lait. 

Grâce à leurs calculs, les scientifiques ont donc pu démontrer que si l’on allaitait le nourrisson pendant six mois, on pourrait économiser entre 95 et 153 kg de dioxyde de carbone par enfant. Théoriquement, si toutes les mères britanniques suivaient ce schéma, les experts d’avancer que cela reviendrait à enlever jusqu’à 77 500 voitures de la route chaque année, en terme de pollution. Seulement en Grande-Bretagne, donc !
Par ailleurs, si l’on considère que les préparations en poudre doivent être chauffées à 70°, on pourrait également aisément économiser un taux d’énergie équivalent à la recharge de 200 millions de smartphones par an. Enfin, les chercheurs ont aussi comptabilisé l’utilisation de papier, les déchets plastiques ainsi que l’impact des transports aux différentes étapes de la production des substituts au lait maternel pour comprendre l’étendue des dégâts et les résultats ne sont pas joyeux. 

Au-delà de ces chiffres, les chercheurs ont souhaité rappelé que le lait de vache en poudre n’apportait pas les ressources nutritives nécessaires à la croissance de l’enfant et qu’il était bourré d’additifs tels que les huiles de palme, de coco, de colza et de tournesol, ainsi que de champignons, d’algues et de poisson. Bref, pas les ingrédients les moins controversés aujourd’hui dans le milieu agro-alimentaire.

Disclaimer : Cette étude permet de mettre en lumière l’impact que peut avoir la production d’un produit sur la planète et c’est pour cette raison que nous avons voulu la mettre en lumière. Nous ne délivrons, à travers cet article, aucune injonction à nos lectrices sur la manière dont elles doivent – ou non – allaiter leur enfant. C’est une liberté personnelle que nous ne discuterons jamais. 

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